LA VIE DES ABEILLES 

lE Rôle des abeilles dans
la biodiversité

Extrait de « La ruche et les abeilles à hauteur d’enfant », de Fabrice Allier, Editions du Rouergue.

« Elle pèse moins d’une dixième de gramme, mesure environ un centimètre et c’est pourtant un condensé d’ingéniosité, un véritable robot naturel, dont la vie est régulée par une organisation particulière au sein d’une société très structurée ».

Une colonie c’est, au sein de la ruche :

  • 1 reine et 5O OOO abeilles.
  • Quelques dizaines de litres d’eau consommés par an.
  • Une reine peut pondre jusqu’à 2 000 œufs par jour, 5 000 en période de pic. Sur une année, le couvain est au nombre de 200 000 larves (environ 30 kg).
  • Les butineuses peuvent récolter jusqu’à 5 kg de nectar par jour. Multipliez ce chiffre par le nombre de butineuses par ruche, vous aurez une idée de ce que représente ce travail monumental. 

L’abondance et la diversité des fleurs disponibles dépendent donc de ce que la nature propose.

Au fil des saisons

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Pendant l’hiver, l’apiculteur prépare de nouveaux cadres qu’il installera dans les corps et les hausses de ses ruches. Cette étape s’appelle le filage et le cirage des cadres : une fois les feuilles de cires gauffrées posées, elles sont fixées grâce au fil qui une fois chauffé fait fondre la cire et la fixe. Les abeilles bâtiront ensuite les alvéoles hexagonales à partir de cette amorce.

L'activité ralentie de la colonie pendant l'hiver

Avant l’hivernage, l’apiculteur réalise un diagnostic pour évaluer la présence de varroa (acarien) dans ses ruches et procède à un traitement obligatoire pour limiter son développement.

Lorsque les températures diminuent, les abeilles ralentissent leur activité et arrêtent la plupart du temps les sorties à l’extérieur de la ruche. Quelques fleurs dans les régions du sud de la France permettent des vols de butineuses téméraires. En général la colonie d’abeille vit sur les réserves en nectar et en pollen accumulées au cours de la saison estivale. Si ces réserves venaient à manquer, une action de l’apiculteur pourrait être nécessaire par un apport d’une pâte sucrée.

La colonie passe de 40 000 abeilles en fin d’été à quelques milliers de novembre à février. Elles forment une grappe d’abeilles et se tiennent serrées les unes aux autres permettant à la ruche de conserver, en son centre des températures plus chaudes (25°C), et d’assurer leur survie.

L’activité apicole en janvier demeure relativement calme, tout comme en décembre. Les interventions restent principalement visuelles. L’apiculteur ne pourra pas ouvrir les ruches à cause du froid. Il contrôle que rien ne vient abîmer ou perturber le rucher et s’occupe de préparer la prochaine saison apicole qui débutera courant mars : inventaire du matériel, nettoyage des cadres, préparation des cires gaufrées, divers travaux à la miellerie.

Le Saviez-vous ?

Durant la période de froid, et pour conserver une bonne température corporelle, les abeilles consomment leurs réserves de miel.
Les défécations liées à cette consommation se font lors des redoux en effectuant un « vol de propreté » durant lequel elles vont rejeter les déchets accumulés durant plusieurs semaines…

Les abeilles ont une hygiène irréprochable !

Au printemps, les rayons du soleil chauffent la ruche, l'activité reprend

Depuis début mars et même début février pour les régions les plus au sud (où sont nos ruchers !) les températures viennent doucement réchauffer les ruches et activer la colonie. La reine se remet alors à pondre en même temps que les butineuses commencent à rapporter les premières pelotes de pollen et les gouttes de nectar.

Ces butineuses téméraires sont des abeilles d’hiver et ce sont celles qui vivent le plus longtemps pendant l’année : 4 à 5 mois d’octobre à février contre 30 à 40 jours le reste du temps. Elles ont cette lourde tâche de faire la soudure jusqu’à ce que les premières ouvrières émergent, soit 21 jours après la ponte de l’œuf par la reine.

En février / mars, plusieurs espèces offrent leur pollen et du nectar aux abeilles en échange d’une visite sur les fleurs qui assurera la pollinisation par la fécondation des organes mâle et femelle pour donner un fruit.

L’activité apicole en mars reprend avec la visite de sortie d’hiver du rucher. L’apiculteur pourra réorganiser dès avril ses colonies en fonction de leur état. Les premières plantes sécrètent leur nectar et si les conditions sont bonnes, l’espoir d’une première miellée d’ici fin mai.

Le Saviez-vous ?

La reine va petit à petit pondre jusqu’à 2000 œufs par jour et ce sont les nourrices, jeunes ouvrières de 3 jours qui ont la charge d’alimenter les larves issues de ces œufs. Elles proposent une bouillie à « la carte » en fonction de l’âge et de la caste de la larve (ouvrière, reine ou mâle). Le fameux mélange proportionné de sécrétion larvaire, de pollen et de miel : la gelée royale.
La future reine sera nourrie exclusivement et toute sa vie avec cette gelée alors que les larves d’ouvrières en recevront quelques gouttes avant l’operculation de la cellule et la nymphose.

La Nature est bien faite non !?

Les Miels

Nos butineuses produisent trois types de miels en fonction de leur emplacement. Chacun à sa spécificité. Merci à Anne-Laure et Antoine, des Gourmets z’ailés de nous avoir autorisé à utiliser leur description. 

Miel de Châtaignier

Charpenté, Boisé & Corsé

Le miel de Châtaignier est un produit riche en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments

(vitamines B et C, fer, magnésium potassium, potassium, baryum, manganèse).

Des vertus qui permettent au miel de châtaignier de :

  • Stimuler et renforcer le système immunitaire
  • Aider à lutter contre la fatigue, vu sa forte teneur en fructose
  • Favoriser la circulation du sang
  • Faciliter la cicatrisation des plaies et des blessures
  • Ralentir le vieillissement des cellules, grâce à sa teneur en antioxydants
  • Améliorer le fonctionnement du foie et de l’estomac
  • Contribuer à traiter l’acné

Miel de Lavande

Délicat, Savoureux & Parfumé !

Le miel de lavande est le miel idéal en application externe.

  • Favorise la cicatrisation
  • Bactéricide et antiseptique
  • Anti-inflammatoire
  • Antiseptique pulmonaire
  • Apaisant
  • Favorise l'endormissement
  • Antimigraineux
  • Vermifuge
  • Diurétique
  • Apaise les piqûres d’insectes
  • Antirhumatismal, antispasmodique

Miel d'Acacia

Subtile, Doux & Suave !

Le miel d’Acacia présente une forte teneur en sels minéraux (fer, phosphore, calcium…) et en vitamines.

  • Apaise et calme certaines douleurs
  • Régularise le fonctionnement intestinal
  • Stimule l’appétit
  • Fortifie le squelette et aide à la croissance
  • Stabilise les secrétions gastriques
  • Combat les affections du système respiratoire, notamment chez les enfants
  • Aide à la détoxication du foi

les dangers

L’abeille est une vigie qui permet d’étudier les nombreuses pressions environnementales, les causes de mortalité des colonies et le déclin de la biodiversité : bioagresseurs, sensibilité aux maladies, pratiques agricoles & apicoles, traitements pesticides, réduction de la quantité et de la diversité de la ressource, changement climatique …

En 2019, la moyenne nationale de perte de colonies dans un rucher était de 30 %.

Les conditions climatiques

Les périodes de froid, suivies de périodes de sècheresse liée aux canicules rendent la vie dure aux colonies. Les abeilles peuvent ne pas réussir à garder une température constante dans la ruche si elles sont trop faibles ou trop peu nombreuses. Pour rappel la température idéale dans la ruche est de 35°. En hiver les abeilles forment une grappe et se tiennent serrées les unes aux autres permettant à la ruche de conserver, en son centre des températures plus chaudes (25°C), et d’assurer leur survie.

Les canicules, de plus en plus fréquentes, tarissent la ressource et ne permettent pas aux abeilles de ramener assez de pollen pour constituer les réserves hivernales. Elles obligent les abeilles à ventiler plus qu’à butiner et surtout à chercher de l’eau. Cela contribue à affaiblir la colonie et la rend vulnérable aux différents dangers : varroa, frelon asiatique etc…

Le varroa, l'accarien parasite de l'abeille

Ce parasite, en forme de mini crabe aplati, se fixe sur l’abeille adulte, la larve ou la nymphe. Il s’attaque à tous les stades de développement de l’abeille et peut constituer une véritable hécatombe.

L’apiculteur peut procéder à des traitements notamment à l’aide d’un acaricide, mais si la colonie est déjà affaiblie par le manque de réserve alimentaire à la fin de l’hiver, cela ne peut malheureusement pas suffire.